La RSE est d’abord un concept visant les entreprises pour qu’elles contribuent à l’amélioration de la société. Au moment d’adhérer, il faut la comprendre concrètement afin de la décomposer en stratégie, engagements, objectifs, plans d’actions et mesure des résultats. Sans la comprendre, il est difficile et risqué de répondre à ce sujet de plus en plus prégnant dans les exigences appels d’offres.
Origines

La responsabilité sociétale des entreprises a des origines plurielles. Si le concept apparaît dès les années 60 dans la littérature anglophone consacrée aux entreprises, c’est dans les années 70 que naît une première prise de conscience publique de l’impact humain sur la planète. On voit surgir un premier marqueur retentissant de cette prise de conscience avec le mouvement hippie en même temps que le rejet de la guerre du Vietnam par une part de la jeunesse américaine.
Virage millénaire
Il faut cependant attendre jusqu’en janvier 2000 pour avoir un véritable code de conduite international : le pacte mondial de l’ONU, construit sur 10 principes d’engagement RSE et 17 objectifs de développement durable. Ses axes sont les droits de l’homme, les normes de travail, l’environnement et l’éthique des affaires. Ce code est toujours une norme de premier plan à ce jour. Il met l’accent sur l’impératif « viral » de cette responsabilité, sa notion de propagation par parties prenantes. C’est-à-dire qu’une entreprise ou un groupe qui s’engage dans une RSE, doit la faire adopter aussi par ses sous-traitants et fournisseurs, clients, partenaires, afin d’initier une chaîne vertueuse.

Normes & Système de Management

Le système de management d’une entreprise est son organisation. Il est le socle comme le vecteur privilégié de la RSE.
- Le premier niveau de système est celui de la qualité. On entend par qualité, les process mis en place pour répondre à des exigences de satisfaction des clients, de sécurité des personnes et biens, de respect de l’environnement : la QSE – Qualité Sécurité Environnement. 3 normes Iso leur sont respectivement dédiées : 9001, 45001, 14001. Ces normes, des modèles de méthodes intelligentes internationales, permettent de guider un système de management précis et factuel en s’appuyant sur des thèmes concrets et mesurables.
- Le Système de Management Intégré unifie les référentiels des 3 normes, il est le second niveau.
- Le troisième est le Système de Management des Risques, qui prend en compte l’entité des risques auxquels une entreprise doit faire face (naturels, humains, financiers, politiques, sociaux).
L’Iso 50001, pour la performance énergétique, participe aussi aux efforts environnementaux.
Le niveau atteint dépend de la maturité, de la taille et des orientations données à l’entreprise. Quel que soit celui-ci, l’objectif est toujours l’amélioration continue.
Le Saviez-Vous ? La norme ISO 26000 dédiée à la RSE, n’est pas certifiable. Son objectif est de fournir des lignes directrices, non sujet à certification par tierce partie, sur la responsabilité sociétale, applicable par tout type d’organisation. C’est un guide qui n’est pas destiné à servir de base à une certification. Ses propositions sont argumentées et mises en perspective de façon à pouvoir être adaptées aux différents contextes. Elle est écrite pour être lue de façon logique et compréhensible par des organisations débutantes « comme si c’était un précis de responsabilité sociétale » alors qu’une organisation plus mature et expérimentée pourrait l’utiliser « pour améliorer ses pratiques existantes et intégrer plus avant la responsabilité sociétale dans son organisation. »
RSE Applications
Les engagements et actions RSE se greffent sur le QSE et le système de management de l’entreprise. Ils doivent être relayés du siège au site client, en passant par les filiales et agences, s’il y a lieu.
Dans une offre, il est ainsi nécessaire de présenter la RSE globale (stratégie, engagements, actions, résultats), assez brièvement. C’est la ligne directrice. Pour un groupe ou une entreprise d’envergure, il est aisé de renvoyer au rapport RSE annuel. Un paragraphe plus complet doit être dédié à la RSE France (si l’entreprise est internationale), pour s’adresser plus particulièrement aux décideurs visés.
Le chapitre doit surtout développer les applications RSE de la filiale, et celles menées sur site client (engagements, actions, résultats). Il ne faut pas omettre les actions et contrôles dédiés aux partenaires sous-traitants et fournisseurs.
Le client demande souvent de montrer une adhésion à sa propre politique RSE. Auquel cas, il s’agit de mettre en exergue les points convergents entre les deux. Parfois également, on demande un focus sur un ou plusieurs volets spécifique(s). Il faut alors rassembler tous les éléments possibles sur ces sujets, les organiser pour les intégrer à son offre.

RSE Cadres

Depuis le pacte de l’ONU, nombre d’autres codes internationaux ont vu le jour. Il y a des certifications obtenues après audits in situ, des labels, obtenus sur questionnaire. Parmi les plus utilisés et recherchés, on peut citer les critères de reporting ESG. Devenus obligatoires en France pour les entreprises cotées en bourse depuis 2001, Ils permettent « d’évaluer un acteur économique en dehors des critères financiers habituels que sont la rentabilité, le prix de l’action et les perspectives de croissance », selon la définition de l’AMF (l’Autorité des Marchés Financiers). Les critères extra-financiers ESG ont une signification et une portée éthique et durable. Les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) rendent ainsi compte des agissements d’une société ou d’un secteur dans l’écologie, dans le droit du travail et dans la gouvernance. En 2019, plus d’un tiers des encours totaux en France intègre ces critères dans leurs stratégies d’investissement, soit 1 315 milliards.
Il y a aussi l’initiative « Science Based Targets (SBTi) », dotée d’une équipe mondiale composée de personnes de toutes les organisations partenaires – CDP, le Pacte mondial des Nations Unies, WRI et WWF – pour renforcer l’ambition dans la lutte contre le changement climatique, de toute urgence. La certification se concentre sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour aller vers le zéro carbone. Leur méthode est l’établissement d’objectifs basés sur la science. On peut citer également le label ISR, pour ’n investissement socialement responsable ou l’Ecolabel Européen, qui garantit la réduction des impacts environnementaux de produits ou services tout au long de leur cycle de vie, l’un des précurseur, créé en 1992.
On dénombre également pléthore de labellisations liées aux bâtiments, l’énergie, le numérique : BBC, HQE, Effinergie, Green IT, R2S, …
Les labels spécifiques RSE les plus reconnus, outre l’adhésion au pacte mondial des nations unies et l’Iso 26000, sont la notation Ecovadis, le label Lucie et le label PME+. Le standard mondial est Ecovadis, avec l’attribution d’une note globale et détaillée et une affectation de labels allant de bronze à platine, en passant par l’argent et l’or.
RSE, Enjeu majeur
Si la RSE est devenue incontournable, c’est d’une part lié aux risques climatiques de plus en plus pressants, mais c’est aussi dû aux bénéfices que cette intégration apporte aux entreprises. En effet, contrairement aux idées reçues, de plus en plus de sociétés se tournent volontairement vers la RSE afin de concilier leur activité économique avec les enjeux sociétaux, environnementaux et sociaux.
Car il semble que mettre en place une démarche RSE permet, en plus de s’aligner avec les Accords de Paris, de faire du profit. Qui l’eût cru ?
Elle permet d’embaucher d’attirer de meilleurs collaborateurs, engagés et investis. Elle génère aussi des relations commerciales plus fortes et durables, propulse la valeur de la marque auprès des clients. Elle répond également aux attentes des consommateurs sensibles à l’impact social et environnemental de leurs achats. Elle est le nouvel outil de communication et de marketing, par excellence.
Il s’agit donc d’y adhérer, de la déployer, de la mesurer et de savoir en parler dans une offre.
Pour vous aider à construire votre démarche, Intersektion est un excellent cabinet de conseil en stratégie RSE. Il propose trois offres : 1 Aiguillage, avec un accompagnement très ponctuel pour vous guide brièvement sur les actions à mettre en place ; 2 Balisage, pour initier une démarche poussée et documentée sans avoir à y consacrer trop de temps, le cabinet structure vos actions et vous accompagne dans leur mise en place concrète ; 3 Croisement de la totalité des besoins de votre entreprise en termes de RSE : diagnostic, mise en place des actions, documentation, communication RSE, labellisation/certification de votre démarche et suivi personnalisé.



