Au cœur de la révolution digitale, le Bim est une révolution en soi. Il révolutionne l’architecture, la construction et les services aux bâtiments. De nouvelles méthodes, de nouveaux savoirs, de nouveaux métiers, de nouvelles collaborations interacteurs (architectes, constructeurs, mainteneurs, …) s’imposent.

La Révolution Bim

C’est une révolution
nécessaire :
- Sur le plan pratique, il faut aujourd’hui construire moins cher, vite et bien
- Le cycle de vie d’un bâtiment en termes de coût, c’est 22 % de conception – construction et 78 % de Gestion Exploitation Maintenance
- En termes d’impact environnemental, plus de la moitié du C02 mondial est produit par le bâtiment
- Les réglementations thermiques sont en constante évolution
- L’engagement de maintenance provoque une frustration de plus en plus rapide des occupants lors d’une rupture de service
- Par son agilité, le BIM permet d’intégrer plus vite des contraintes liées à un événement soudain, telle que la crise du Covid-19
- Il est fortement encouragé par les pouvoirs publics
- Il répond à l’appétence générale pour les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et le data management
Exigence client ou choix innovant, l’intégration du BIM GEM dans une offre est un atout majeur, si elle est bien maîtrisée et bien présentée.
Le Bim Gem pour une maintenance de qualité
Exploitant de nouvelles données propres au bâtiment fini, la maquette 3D permet un suivi de l’occupation, de l’usure, de la consommation énergétique et donc de l’impact environnemental d’une construction.
L’outil est applicable à toute exploitation – maintenance, technique et servicielle. Grâce à la version numérique du bâtiment, les intervenants ont une bonne connaissance de l’existant et de la base sur laquelle viendront s’ajouter les futures évolutions et améliorations au fil des ans. La maquette sert avant tout à optimiser les interventions et à assurer la pertinence de celles-ci. L’outil permet aussi d’établir une communication fluide et quasi en temps réel entre les différents intervenants et les clients.

Le BIM dans une offre

Le service Bim est soit demandé dans le cahier des charges, soit le proposé par le candidat. On le propose parce que le marché s’y prête, par exemple parce que le(s) bâtiment(s) a d’ores et déjà bénéficié du BIM Conception – Construction. Auquel cas, le BIM Gem serait une suite logique. Le premier peut permettre de générer 20 % de réduction des coûts sur les 22 % que comporte le cycle de vie d’un bâtiment. Le second, 15 % sur les 78 % de ce même cycle.
Dans son offre, il faut modéliser l’écosystème autour du BIM Gem.
Le Bim, c’est d’abord le jumeau numérique du bâtiment. Il est créé à partir de la reprise de la maquette numérique des ouvrages exécutés, s’il y a précédent Bim Construction. Sinon, la maquette numérique exploitation – maintenance sera réalisée à partir de la documentation et des plans CAO. L’enjeu principal est la création, la gestion, l’évolution et la sécurisation des données s’y afférant.
Pour répondre à cet enjeu, il faut démontrer sa maîtrise du sujet.
- Réaliser une analyse fonctionnelle fine du besoin, à partir des exigences du client et de sa propre étude
- Établir une liste exhaustive des fonctionnalités
- Modéliser le Bim dans un écosystème précis entre les systèmes d’information mainteneur et client
- Établir des process pertinents
- Modéliser la sécurisation du déploiement du Bim
- Modéliser les profils de poste nécessaires au data management
Le Bim, une ouverture : collaboration, donnée & qualité

La collaboration est un mode de fonctionnement prérequis pour votre proposition. Vous aurez besoin d’un partenaire concepteur de Bim, porteur d’une solution Bim Gem et peut-être aussi d’un partenaire AMO Bim. Vous pourrez dès l’offre exercer votre relation partenariale collaborative pour construire une réponse qualitative et efficiente.
Les données sont au cœur du système. La maîtrise de la donnée bâtiment passe par un avatar, un jumeau numérique ; la maquette numérique. Il faut une donnée qualifiée. Ainsi, dans le couple parties communes, privées, même si on n’est chargé que de l’un, on doit pouvoir relier à l’autre. On doit montrer un partage de l’information, garant de la qualité. Une donnée fiable valide la performance.
Des formats ouverts. L’Open BIM est un programme de coopération universel reposant sur des standards et des processus de travail ouverts et destiné au domaine de la conception, de la construction et de l’utilisation de bâtiments. Le format IFC (Industry Foundation Classes, ISO 16739) est un format de fichier orienté objet utilisé par l’industrie du bâtiment pour échanger et partager des informations entre logiciels. Il permet de décrire des objets (murs, fenêtres, espaces, poteaux, etc.), leurs caractéristiques et leurs relations. Les IFC ont pour but d’assurer l’interopérabilité entre les logiciels de CAO et les logiciels d’ingénierie, indispensable pour assurer la compatibilité de la maquette entre les différents logiciels, et donc la bonne circulation des données entre les acteurs. La troisième consiste à justifier d’un pilotage traçable et transparent. Le pilotage est la clé de voûte d’une telle offre.
Conclusion
Le Bim Gem est un outil incontournable pour le service aux bâtiments d’aujourd’hui et de demain. Il nécessite collaboration, gestion et sécurisation de la donnée qualifiée, modélisation et process.
Le sujet est aussi vaste que complexe. Je me suis attachée ici à vous donner quelques principes, notions et clés de base pour construire une offre efficace.
Pour en savoir plus sur le Bim Gem, je vous conseille le site de l’excellent acteur majeur indépendant Stereograph.
Leur expertise : le Bim Exploitation & Communication.
